Julien Roux

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L’Impasse féministe


Impasse

La guerre entre les hommes et les femmes permet de continuer notre paradigme actuel de la guerre permanente. Si deux prisonniers se battent entre eux pour avoir plus de droit et de pouvoir, ils continuent, malgré tout, à être en prison.

Les deux prisonniers doivent d’abord détruire la prison qu’il les violente, les torture, les enferme, avant de régler des problèmes entre eux. D’ailleurs, les problèmes qu’ont les deux prisonniers sont principalement issus du fait de leur statut de prisonnier.

S’ils deviennent libres et ne sont plus prisonniers, auront-ils besoin de se battre entre eux ? Beaucoup moins, car le système a besoin de cette violence, entre eux, pour les maintenir prisonniers. Les prisonniers doivent se tromper de cible, afin de continuer à être prisonniers et de ne pas violenter le gardien de la prison. C’est pourquoi, le féminisme est une arnaque qui permet au gardien de la prison de garder le pouvoir.

Dans une société qui serait démocratique le peuple pourrait choisir les lois qui lui conviennent. Le peuple pourrait, par exemple, choisir de récupérer sa liberté, son argent, sa santé et son esprit volés par l’ennemi du peuple : l’État et les banquiers.

Dans une société, comme la nôtre, qui n’est pas démocratique, où le peuple n’est jamais consulté au sujet des lois votées, il faut continuer à faire croire au peuple qu’il y a des débats, que cela ressemble encore à une société, où on a le droit de choisir la manière de vivre en société.

Pour cela, il faut créer de faux débats, des sujets marginaux qui ne changent rien à l’ordre établi : vol de notre argent, vol de notre liberté, vol de notre santé et vol de notre cerveau.

Le féminisme fait partie de ces faux débats, comme l’homosexualité, le réchauffement climatique, le végétarisme, etc. Mais, le féminisme est peut-être l’un des pires faux débats, car il s’attaque à l’élément de base de la société : l’union de deux personnes. Ce qui structure la société c’est la famille, le fait de s’unir et de continuer l’espèce. Si nous ne nous unissons pas pour continuer l’espèce : c’est la mort de la tribu, du village, de la ville, du pays, de la société.

Le système aimerait gérer des humains qui ressembleraient à des robots : pas de familles, pas d’ancêtres, pas de cultures, pas de traditions. Un simple fonctionnement mécanique de robots humains suffirait à faire tourner les usines, les banques et le reste du système.

La religion de la calculette n’aime pas le couple, la famille et les vrais hommes. Cette religion n’aime pas quand quelque chose lui échappe, quand quelque chose est encore en autonomie, libre de ses taxes et de ses ordinateurs de surveillance. Alors, cette religion détruit le lien entre l’homme et la femme, cet espace de liberté et d’autonomie, cette association libre qu’ils nous restaient encore.

Et comment mettre la zizanie chez les humains ? En accusant l’autre de tous les méfaits possibles, en transformant les hommes en monstres, sans aucune trace de sensibilité ou d’empathie. Ce n’est plus l’Allemand qui coupe les mains des enfants, c’est cet étranger masculin, l’homme qui tue sa femme.

La fonction première de la femme est de faire un nid pour que la civilisation se continue. L’homme muni de son arc va essayer de régler les problèmes extérieurs, pour ramener au nid de quoi manger. La physiologie sexuelle, très différente, de l’homme et de la femme a des conséquences majeures sur les fonctions respectives des deux identités, même s’il existe, bien sûr, des exceptions. Par exemple, des femmes qui refusent cette fonction naturelle du nid et veulent se servir de flèches pour partir à la chasse. Le sexe féminin est en forme de nid, alors que le sexe masculin est en forme de flèche. C’est cette particularité identitaire fondamentale que la propagande du système veut effacer. C’est un peu comme si on demandait à un chat de marcher sur deux pattes, au lieu de quatre. Sa physiologie n’est pas prévue pour ce genre de chose. C’est une impasse complète d’un système qui veut obtenir l’homme nouveau et la femme nouvelle, par tous les moyens, même si cela est totalement absurde. Et, d’ailleurs, tant mieux si c’est absurde, car alors, le système est sûr d’obtenir le chaos, la zizanie, la confusion mentale, la division, la destruction.

Le problème est qu’une grande partie des femmes croient à cette religion déconnectée de la réalité. Pour quelles raisons ? Parce que cette religion leur donne un peu de pouvoir au détriment des hommes. Si on disait aux hommes, « les femmes vous ont toujours maltraités, maintenant vous allez avoir plus de pouvoir sur elles », combien le refuseraient ? Il n’y a pas de monopole de la violence. Une infime minorité d’hommes sont très violents, comme une très petite minorité de femmes sont très violentes. Les formes de violence, en revanche, sont un peu différentes. Bien souvent, l’homme exprime sa violence physiquement et sexuellement, alors que la femme exprime sa violence psychologiquement et financièrement. Mais, la violence que ces personnes font subir aux autres est due au fait qu’ils vivent dans une société extrêmement violente. La violence est un instrument qu’utilise le pouvoir pour pouvoir gérer le troupeau des humains, afin qu’ils ne quittent pas l’enclos.

Si au lieu de « Balance ton porc », nos autorités médiatico-politiques nous avaient proposé « Balance ta pute », le message aurait-il été aussi bien accueilli ? Non bien sûr, les femmes auraient été choquées, meurtries, révoltées par cette attaque. Mais « Balance ton porc » est accepté, car cela fait désormais plus de vingt ans que le féminisme du début s’est transformé en une lutte à mort contre les hommes. L’humiliation des hommes est devenue la norme sociale. L’égalité des droits est un objectif louable, la chasse à l’homme est une autre démarche qui permet de satisfaire les objectifs de destruction du couple, par nos autorités.

Les femmes doivent lâcher leur pouvoir autorisé qui leur permet de dominer les hommes. Bien sûr, c’est enivrant d’avoir du pouvoir, de sentir la puissance qu’on peut avoir sur les hommes. Et si, en plus, le pouvoir étatique vous autorise à avoir ce pouvoir, voire vous incite à utiliser ce pouvoir sur les hommes, on peut, alors, penser que l’on est légitime à menacer les hommes, à se sentir pleine d’une mission de rééducation des hommes. Il est toujours plus confortable et satisfaisant pour l’ego de chercher l’erreur chez l’autre, plutôt que chez soi-même.

Un homme dispose d’un phallus qui se gonfle de sang lorsqu’il voit des formes érotiques féminines proches de lui. C’est le gonflement du phallus qui permet la reproduction de l’espèce. Sans érection plus de continuité de l’espèce. D’ailleurs, lorsque le système proposera la reproduction généralisée par insémination, l’érection du phallus ne sera plus qu’un vieux souvenir. Pour accélérer le processus, le système dit aux femmes que ceci n’est pas normal, que les phallus doivent arrêter de se gorger de sang, que les hommes doivent arrêter de les désirer, arrêter de les conquérir et que l’homosexualité est un modèle à suivre.

Et nous obtenons cette période complètement absurde où les femmes s’habillent avec des sacs à patates, afin de ne pas être séduisantes et où, les hommes utilisent des sites pornographiques pour satisfaire leur libido. Les liens sexuels naturels entre les hommes et les femmes ont été abîmés, diabolisés, détruits. Mais, personne n’a à gagner de cette destruction, ni les hommes ni les femmes. Seul le système y gagne en détruisant la virilité, une des dernières choses qui le menace encore un tout petit peu.

C’est pourquoi, il est urgent que les femmes se ressaisissent et arrêtent de jouer le rôle qu’on leur a donné : être en conflit avec leurs frères masculins. Elles perdront le pouvoir des féministes, mais elles pourront gagner le vrai combat : celui contre notre ennemi à tous, celui qui a le monopole de la violence légale, grâce à ces lois, écrites pas de tristes sinistres : l’État.

L’autre intérêt de lâcher cet enivrant pouvoir féministe, ce petit fouet sadique autorisé par le système, c’est que les hommes et les femmes pourront cesser d’être en compétition frontale et à nouveau créer des unions qui fonctionnent. Des équipes qui ne marchent pas sur les pieds de l’autre, qui ne cherchent pas à écraser leur compagnon de route. Des équipes où chacun peut développer son art, ses talents, ses compétences, sans que l’ego de l’autre éprouve le besoin de combattre, de rabaisser ces atouts, ces forces. Des unions qui travaillent ensemble pour s’élever (psychologiquement, intellectuellement, sexuellement) grâce à leur complémentarité, grâce à leur différence. Car, l’intelligence et la créativité de deux cerveaux différents sont beaucoup plus puissantes que l’intelligence et la créativité d’un seul cerveau. Ce qui fait la richesse de l’union d’un homme et d’une femme c’est la complémentarité de leur différence : Le feu et l’eau, la flèche et le nid, la liberté et la sécurité. C’est ce compromis qui permet l’équilibre, la nuance, l’intelligence, la remise en question, la paix.

Les hommes sont des bâtisseurs, ils aiment se confronter à la réalité matérielle, explorer le monde, sentir dans leurs mains, confions leur une mission de construction : des maisons, des bateaux, des meubles, des vins, des pains, des fromages, des chansons, des poèmes, des tomates, des cabanes, des nids.

Les femmes sont les gardiennes de la vie, elles sont l’intelligence de la préservation de la vie. C’est à elle d’orienter les hommes vers la construction d’un monde qui préserve la vie : l’amour et la liberté. Préserver la vie ce n’est pas la peur et la sécurité, comme nous le dit la propagande, c’est par l’amour et la liberté. L’amour pour la chaleur (la sécurité) et la liberté pour l’exploration, la découverte.

Le pouvoir nous a trompés, il a pris le visage de la sage-femme pour imposer : peur et sécurité. Les femmes doivent renouer avec la vraie philosophie de la vie : amour et liberté.

La force n’est pas une violence si elle est bien orientée, c’est une énergie qu’on peut utiliser, encourager, stimuler. Alors ? Il faut redonner de la force aux hommes. Que les hommes puissent encore lancer leur flèche, parce que c’est ce qu’ils aiment : explorer, construire.

Merci aux femmes et aux hommes d’être complémentaires.

L’Union fait la force, la division détruit

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“Adieu Paris” de Berthe Sylvia

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“La psychologie de masse du fascisme” est un livre d'actualité


Adolf et la Masse

En 1933, Wilhelm Reich écrivit “La psychologie de masse du fascisme” décrivant comment un peintre raté pouvait emmener tout un peuple dans la guerre, la destruction et le totalitarisme, grâce à l’esprit grégaire, l’esprit du troupeau qui veut idolâtrer un chef, afin de pouvoir en finir avec sa conscience, grâce à l’obéissance des humains soumis, qui veulent pouvoir manger et vivre comme des petits-bourgeois. Comment en finir avec la douleur d’avoir à réfléchir, d’avoir à choisir ? Il suffit que quelqu’un décide pour nous.

« Les réponses embarrassées des représentants de l’église déchaînèrent des tempêtes de rire, lorsque j’entrepris de mettre en évidence le rôle que joue dans l’église et dans la science le refus de la fonction de plaisir dans le cadre de la société autoritaire, et d’expliquer que la répression des satisfactions sexuelles était destinée à créer une mentalité d’humilié et d’abdication générale aussi dans le domaine économique, je mis toute la salle de mon côté (discours de Wilhem Reich lors d’un meeting du parti communiste et des représentants de l’église). »

Le refus de la fonction du plaisir se retrouve dans notre société du spectacle. Ce n’est pas parce que la sexualité est officiellement libre, qu’elle existe, qu’elle est vivante, riche et épanouie Le plaisir est soit refoulé, soit canalisé. Car le plaisir n’a pas sa place dans une société matérialiste, dont l’objectif est d’être utile et de produire, pas de prendre du plaisir. Prendre du plaisir n’augmente pas la production de béton, cela est donc inutile. Le plaisir de la vitesse est donc interdit, comme le plaisir du tabac, de l’alcool, de la drogue, des maisons closes, du silence, du vide, de la conversation. Le jeu vidéo de guerre est un substitut sexuel pour adolescents et jeunes adultes. Le joueur secoue sa manette (son sexe) pour envoyer des balles (spermatozoïdes) sur ces ennemis et les tuer, afin d’avoir le plaisir de la victoire, la jouissance du sadisme de la destruction de l’autre, à défaut de plaisir sexuel. De la même façon, l’enfant joue aux cow-boys avec son pistolet afin d’avoir un substitut à l’inexistence de sa sexualité.

Le spectateur de compétition de football, sport promu par nos amis Anglais pendant le siècle de l’industrie (xixe), afin de diviser la population en petits groupes opposés, est un homme couché dans un canapé qui vit un substitut à son absence de plaisir, en regardant des gens aux corps parfaits et en pleine forme jouer avec un ballon. « Je ne suis pas contre le pouvoir qui m’écrase, je suis contre l’équipe avec des chemises jaunes, ou bleues. » Je me divertis, je me divise…

Le type ou la femme dans son divan regarde l’équipe de 11 joueurs de la tragédie qui doivent déplacer la balle (la graine) avec leurs pieds (leur sexe de substitution) pour essayer de la mettre dans le sexe femelle du camp adverse : la cage des buts. Le nombre de buts est assez limité, mais l’orgasme arrive lorsque le but est enfin marqué, que le sexe a pu pénétrer le sexe adverse. La soumission passe par la sodomie de l’autre, comme chez les gorilles où le mâle dominant peut sodomiser les dominés. Un spectacle de football est donc un spectacle de soumission, afin d’habituer le public à la soumission, de lui-même et des autres, à sa sodomie par des plus forts que lui.

« En travaillant les masses, le révolutionnaire oublie parfois dans la pratique le but final de ses efforts qui n’est pas le travail, mais le jeu et la vie sexuelle sous toutes leurs formes, depuis l’orgasme, jusqu’aux performances les plus sublimes de l’esprit. Le travail est et demeure la base de l’existence, mais dans la société libre, l’homme y consacre moins de temps pour le confier de plus en plus à la machine. C’est la quintessence de la rationalisation du travail. »

L’un des buts de l’homme devrait être effectivement de travailler peu et de profiter le reste du temps des plaisirs de la vie : marcher, discuter, lire, faire l’amour, apprendre, manger, admirer, etc. Mais, l’automatisation de la production n’a pas permis ce processus de développement des hautes valeurs humaines : la liberté, la discrétion, la légèreté, l’élévation, la douceur, la tolérance, la curiosité, la créativité. L’automatisation de la production a permis d’augmenter la part des bénéfices destinée aux actionnaires et d’augmenter les besoins, artificiels, des humains en produits de substitution affective, mentale, psychologique : la consommation. Néanmoins, Wilhem Reich se contredit un peu, sans bien le réaliser, de par son manque de recul sur la technologie. La radio et l’autoroute n’étaient que le début de la société entièrement technologique du xxie siècle. Si la machine génère la société hitlérienne de la masse, pourquoi l’homme devrait confier son avenir à la machine ? Ou alors ce serait des machines qu’il fabriquerait lui-même, afin de ne pas générer de camps d’esclavage (usines). Victor Klemperer fit la même erreur dans son ouvrage “Mes soldats de papier” et “Je veux témoigner jusqu’au bout”. Dans ce témoignage d’un Juif durant la période nazie allemande, Victor Klemperer apparaît comme fasciné par l’évolution technologique et le développement de la radio et de la voiture. Il ne fait pas le lien entre la machine et la société de masse d’un Hitler criant sur les ondes de la radio allemande, parce que l’homme est fasciné par les machines, cette capacité de l’homme à pouvoir créer des outils, des choses nouvelles, afin de mieux vivre. L’homme a toujours inventé des outils qui lui permettent de vivre mieux, comme le feu, le marteau, la hache, le couteau, la peinture, la poterie. Mais, lorsqu’il crée des outils qui peuvent être exploités par le pouvoir à son encontre, il fait totalement fausse route. Qu’est-ce qu’une radio ou une télévision ? Un moyen d’imposer à la masse de la propagande, des idées, de manière industrielle.

« Il n’existe pas dans le règne animal de guerre à l’intérieur de la même espèce. La guerre entre congénères est comme le sadisme une acquisition de l’homme civilisé. […] Les masses humaines ce sont par suite de déformations sociales et pédagogiques à travers les âges, biologiquement engourdies et elles ont perdu l’aptitude à la liberté ; elles sont incapables d’instaurer la coexistence pacifique. […] Les dictateurs ont sans exception fondé leur pouvoir sur l’irresponsabilité sociale des masses. Ils en ont sciemment tiré profit et n’ont jamais songé à s’en cacher. Il est ridicule de prétendre qu’un psychopathe (Adolf Hitler) ait pu tout seul violer soixante-dix millions d’Allemands. »

Le sadisme est une invention humaine qui est due à notre religion de la souffrance, de la faute, du péché. L’humain baignant dans la souffrance dès sa plus jeune enfance est attiré par ce plaisir contre-nature de voir l’autre souffrir. La déchéance de l’autre, son humiliation joue un effet miroir qui permet au sadique de jouir lorsqu’un autre est humilié à sa place. L’excellent film de Pier Paolo Pasolini “Salò ou les 120 journées de Sodome” montre bien jusqu’à quel point le sadisme peut se déchaîner dans la torture de l’autre, la jouissance de la souffrance de l’autre. Le film de Louis Malle, “Lacombe Lucien” (1974), présente le processus sur lequel s’appuie le nazisme (l’ordre étatique) pour recruter de nouveaux membres. Lucien Lacombe est, en effet, un adolescent déçu de la vie, ayant un travail peu prestigieux. Il voit que sa mère trompe son père, parti à la guerre et que la résistance refuse de l’engager. Il a nul espoir. Son intégration dans la police allemande (les collaborateurs) lui permettra d’obtenir argent, pouvoir et prestige. C’est la revanche de la classe populaire, traînée jusque-là dans la boue, elle peut enfin accéder à une forme de vengeance sur les riches, les puissants. Quand le pouvoir politique offre à un bossu ou à un borgne la possibilité de briller dans la société et de pouvoir conquérir les belles femmes, jusque-là inaccessibles, quoi de plus tentant que de dire oui, même s’il faut accepter de collaborer et d’avoir du mal à se regarder dans une glace. Lorsque toute sa vie on a été un minable sur qui on crachait (pauvre ou laid ou complexé) c’est exaltant de pouvoir, enfin, être quelqu’un. Être respecté grâce au pouvoir magique de l’argent. L’humiliation de l’autre sera une vengeance sur toutes ces années qu’on a subies à endurer les sarcasmes et les moqueries. Pour cela, il suffit que le pouvoir nous indique les boucs émissaires sur lesquels on a le droit légal de se défouler : juifs, francs-maçons, noirs, musulmans, étrangers, fumeurs, drogués, alcooliques, chauffard, blancs.

C’est pourquoi, les victimes d’aujourd’hui seront les bourreaux de demain. Pour qu’une dictature puisse s’installer, il faut toujours des collaborateurs, afin de pouvoir asseoir la puissance de la nouvelle dictature. C’est pourquoi, le pouvoir cherche toujours à créer des ennemis imaginaires, afin qu’ils puissent se battre entre eux, et non contre le pouvoir dictatorial.

« L’homme est au fond un animal. À la différence de l’homme, les animaux ne sont pas des robots, ne sont pas sadiques, leurs sociétés (à l’intérieur de la même espèce) sont infiniment plus pacifiques que celles des hommes. La question fondamentale qui se pose est la suivante : Qu’est-ce qui a poussé l’homme à dégénérer en robot ? […] La civilisation mécanicienne n’a pas seulement amélioré l’existence animale de l’homme, elle était investie, en outre, d’une fonction subjective infiniment plus importante mais irrationnelle : elle devait faire croire à l’homme qu’il n’était pas un animal, qu’il se distingue essentiellement de l’animal. »

« La machine donne, par contrecoup à l’homme une idée mécaniste, automatique, inanimée, rigide de son organisation interne. […] Les nourrissons doivent prendre toutes les trois heures tant de grammes de lait et dormir tant d’heures. La nourriture doit comporter X grammes de lipides, Y grammes de protéines, Z grammes d’hydrates de carbone. […] Les enfants X heures de mathématique, Y heures de chimie, Z heures de zoologie, tous de la même manière, tous doivent absorber la même quantité de savoir. »

« L’homme devrait être heureux de vivre sans sadisme, sans perversions, sans bassesse, comme n’importe quel animal, fourmi ou éléphant. L’homme a été assez vaniteux pour s’imaginer que la terre est le centre du monde, la seule planète habitée de l’univers ; tout aussi néfaste est sa philosophie selon laquelle l’animal serait un être sans âme et sans morale, parfois même immorale. »

Nous rapprocher de la condition de l’animal devrait être l’un de nos premiers buts. Car, effectivement, dans la vie animale la perversion n’existe pas. Les animaux n’ont pas besoin de justice, d’école, de police, de prison, d’hôpitaux psychiatriques, de camps de concentration ou de chars d’assaut. En voulant sortir de la condition animale, s’élever au-dessus de la boue, l’homme n’a réussi qu’à devenir beaucoup plus bas qu’un animal. Un animal-esclave dépendant de la religion, de l’État, des lois, de l’argent, de la télévision. Il a progressivement remplacé les plaisirs de l’animal (manger, boire, faire l’amour, dormir, toucher, explorer, admirer) par des substituts payants et anti-naturels (film, jeux vidéo, ordinateur). En développant la puissance des machines et de la technologie il ne s’est pas sorti de la boue, il a sorti de la fange ses dirigeants qui peuvent le contrôler par le biais des machines : radars, péage, GPS, Internet. La société mécanicienne est la suite logique de la société religieuse, les deux partages le refus de voir l’homme-animal au centre. Dans les deux cas, par la recherche du bonheur en dehors de la vie (machine pour l’époque moderne et paradis pour la religion). Nos conceptions sont, donc, profondément erronées, si nous souhaitons voir se développer une civilisation humaine, qui vive en harmonie avec la nature et ses congénères.

« La démocratie du travail est un état de fait qui jusqu’ici a échappé au regard de l’homme. La démocratie du travail ne peut être organisée, pas plus d’ailleurs que la liberté. Il est impossible d’organiser la croissance d’un arbre, d’un animal, ou d’un homme. Elle est autorégulatrice et n’a pas besoin de lois ou de règlements. Une fois de plus tout ce qu’on peut faire c’est gêner son évolution ou en abuser. […] Ce qu’il faut conquérir c’est la suppression de toutes les entraves à la liberté. »

Ce combat-là est très loin d’être gagné, lorsqu’on constate dans quel état d’infantilisation sont les humains. Le gilet jaune, les radars automatiques, le permis à point. Même s’ils se mentent à eux-mêmes, afin de ne pas voir leur état d’esclaves, il est tout de même assez sidérant de voir avec quelle facilité n’importe quel décret est accepté, sans aucun bronchement de la société. Pire, lorsque la société permet encore un tout petit peu de choix, en matière de médecine par exemple, l’individu s’interdit tout esprit critique vis-à-vis de la médecine officielle. Si vous téléportez un individu du xxie siècle en 1945, il sera très étonné de voir qu’il peut aller dans des maisons closes, que les assurances ne sont pas obligatoires, que la ceinture de sécurité n’existe pas, que le casque n’est pas obligatoire, que l’opium et le cannabis peuvent être consommés librement, que « fumer tue » n’existe pas, etc. La suppression progressive des libertés déclenche un appauvrissement des façons de vivre possibles, donc un appauvrissement des points de vue, un appauvrissement de la pensée, de l’intelligence. La pensée unique, la société de masse enferme l’ensemble de la population dans le même moule. Tous doivent adopter la bien-pensance promue par la propagande : propre, efficace, vacciné, décontracté, écologique, citoyen, amateur de spectacle, informé, anti-réactionnaire, antiraciste, Américain.

« Un médecin qui veut ouvrir un cabinet doit fournir la preuve de ses connaissances pratiques et théoriques. Un politicien qui entend décider de la destinée de millions d’êtres humains (en quoi il se distingue du médecin qui n’aura jamais que quelques centaines de patients) n’est soumis à aucune épreuve dans notre société. […] Tout au long de l’histoire de la société humaine, c’est toujours la discipline autoritaire de l’état qui a étranglé la société, la sainteté obligatoire de la famille qui a étranglé l’amour entre homme, femme et enfants, la morale imposée qui a étranglé l’honnêteté jaillissant de la joie de vivre naturelle, le politicien qui a étranglé ceux qui travaillent. »

Nous confions notre sort à des aventuriers politiques soucieux du bien-être de leur personne et de la satisfaction de leurs amis industriels et banquiers. Nous sommes nous-mêmes des psychopathes de pouvoir penser que c’est ainsi que le monde sera meilleur… Il nous faudra, soit supprimer tout pouvoir politique, soit mettre en place d’énormes contre-pouvoirs qui feront que les hommes politiques soient au service des humains, au service du peuple (démos : le peuple en grec). Dans notre système actuel, nous avons le droit de choisir tous les cinq ans entre le dictateur X ou le dictateur Y. Ne pas choisir reviendrait, quasiment, au même et les supposés contre-pouvoirs sont totalement inféodés au pouvoir (judiciaire, législatif, médiatique).

« La suppression de la politique et celle de l’État qui en découle étaient précisément le but des fondateurs de la politique socialiste, but oublié par les politiciens. Je sais qu’il est pénible d’entendre de tels rappels. »

Si nous voulons, si nous désirons une libération économique et politique, il nous faudra passer par une révolution sexuelle, une libération sexuelle. Reich avait raison et c’est logique, puisqu’il a vu que la libération sexuelle des années 30 en Allemagne, a été rapidement effacée par l’arrivée du nazisme au pouvoir. À la différence de Freud qui rattache la violence, le sadisme, le masochisme à la pulsion de mort, Reich le rattache à la pulsion de vie, la pulsion sexuelle. Si l’instinct sexuel n’est pas satisfait, la pulsion destructrice augmente. Nous ne vivrions pas dans une religion de la guerre, si nous étions libérés sexuellement. La crise pétrolière a permis d’arrêter la libération sexuelle des années 70 en Occident et la fable du virus sida de finaliser la destruction de la sexualité libre.

L’arme sexuelle est une arme redoutable qui permet à nos fermiers d’orienter la société dans le sens souhaité. Pour faire des guerres, il faut des moutons énervés, qui sont en colère car leur énergie sexuelle est bloquée. Mais cette énergie doit sortir, alors au lieu d’être sexuelle, elle devient le contraire : violente. Pourquoi les animaux ne connaissent-ils pas le sadisme, le masochisme, la guerre ? Parce que leur sexualité n’est pas organisée par des gouvernants, des fermiers, ils n’ont donc pas de raison de devenir déviants, contre-nature, violent.

La majorité des auteurs français étaient des bourgeois, comme Voltaire qui pensait que le peuple était trop ignorant pour se diriger lui-même et qu’une assemblée d’élus était préférable comme mode de gouvernement. Les intellectuels ne viennent que très rarement du peuple, car, comment écrire quand déjà on doit gagner de quoi se nourrir ? Comment écrire quand on doit s’occuper des courses, du bain, de l’école, des impôts, de la télévision et du reste ? Alors, comme les intellectuels ne sont que des bourgeois, ils ne parlent jamais de la difficulté d’être pauvre. De savoir que demain, on peut venir vous voler vos meubles parce que vous n’avez pas payé le terme. Un loyer que vous n’avez pas payé, car vous étiez malade ou avez été licencié. Vous avez, alors, la sensation d’un joug qui vous dit tu dois travailler, car sinon comment survivre, et pourtant vous n’avez qu’une envie c’est d’aller courir dans les champs et rigoler, sentir la vie dans tout votre être…

Quand tous vos amis et vous-même êtes licenciés parce que l’entreprise a décidé de s’expatrier ailleurs, là où c’est moins cher que dans votre village, qu’est-ce qu’il vous reste ? Vous savez que le gouvernement n’a fait que vous enculer toute votre vie. Alors, il faudra trouver quelqu’un d’autre sur qui projeter cette violence. Le blanc, le noir, le jaune, l’ennemi.

En 1931, Reich créé l’Association pour une politique sexuelle prolétarienne : Sexpol. En Allemagne, quatre-vingts associations regroupent, à l’époque, 350 000 membres, afin de faire de la prévention et de l’information sexuelle. Reich tente de coordonner ces associations. La plateforme Sexpol propose un programme d’action et de réforme sexuelle radicalisé, intégré à un combat économique et politique anticapitaliste et antifasciste.

« Les jeunes gens et les adolescents n’ont pas seulement droit à la connaissance sexuelle, mais ils ont aussi le droit, et pleinement droit, à une vie sexuelle satisfaisante. De ces droits, ils ont été privés… Ils doivent donc prendre leur cause en main. Quant à nous, nous sommes décidés à les convaincre qu’un droit ne se mendie pas mais se conquiert » écrit Reich. Mais le Parti communiste n’apprécie pas le mouvement Sexpol dont le succès menace la ligne politique. Freud met en garde Reich mais refuse l’association de la psychanalyse à la lutte révolutionnaire. Surtout, les nazis font de Reich et de ses écrits une cible privilégiée.

Il observe la structure sociale mais aussi la structure caractérielle et psychologique à l’origine du fascisme. « La répression de la sexualité naturelle de l’enfant, et surtout de la sexualité génitale, le rend anxieux, timide, craintif devant l’autorité, obéissant, gentil et bien élevé au sens bourgeois ; elle paralyse les forces de révolte en l’homme, parce que toute pulsion agressive est chargée d’angoisse, elle entraîne par l’inhibition de la curiosité sexuelle, une inhibition générale de la pensée et de l’esprit critique » analyse Reich.

La résignation des femmes s’explique par le refoulement de la révolte sexuelle. Les garçons s’identifient aux idées de puissance, d’honneur et de pureté de la race. L’idéologie nazie manipule les désirs sexuels réprimés. L’idéologie communisme tente également d’utiliser les pulsions humaines, afin de susciter une ferveur populaire autour du Parti. Reich dénonce la dérive autoritaire de la dictature du prolétariat et l’imposture du communisme d’État.

Il dénonce les bureaucrates et les politiciens qui prétendent représenter le peuple mais qui en sont très éloignés. Les politiciens sont attirés par le pouvoir, l’argent et la notoriété. Ils vivent pour eux-mêmes, méprisent l’amour et la nature humaine. « La responsabilité de la satisfaction des besoins humains serait l’affaire des seuls consommateurs et producteurs et ne leur serait pas imposée par une administration étatique et autoritaire, contre leur volonté et malgré leurs protestations » explique Reich. Les chefs, les patrons, les bureaucrates, la hiérarchie, l’État, le pouvoir et les contraintes doivent disparaître.

Extrait de mon livre : "Journal d'un Chercheur"

“Knock” un film très actuel



Un film de 1951 avec le très grand Louis Jouvet, inspiré de la pièce de théâtre de Jules Romains.

Le « pervers narcissique » ou le sexe abîmé


Salò ou les 120 journées de Sodome

Dans une société fasciste basée sur le sadomasochisme. Il est normal que les egos abîmés, ou les sexes abîmés (aussi appelé PN) soient de plus en plus nombreux. La rencontre d'un sexe abîmé (pervers narcissique) est douloureuse, puisqu'elle nous rabaisse, nous abîme, nous enferme dans le masochisme. Elle met en lumière notre manque d'estime de nous-mêmes (masochisme) sur laquelle s'appuie le sadique (sexe abîmé). Mais, elle fait aussi miroir sur notre propre sadisme qui existe chez nous, de manière plus ou moins développée, selon les personnes. Cette expérience nous montre donc, que nous devons travailler sur notre propre masochisme et notre propre sadisme. Alors, il est possible de développer des rapports équilibrés, sans violence, ni domination.

Quand j’étais avec X je ne comprenais pas sa méfiance au début de notre relation. C’était la première fois, ou presque que je rencontrais ce genre de choses. Elle avait été avec, ce qu’on appelle aujourd’hui, un pervers narcissique.

Après avoir vécu avec Y une relation douloureuse (frustration, manipulation, chaud/froid, rabaissement), j’ai compris pourquoi X était sur la défensive au début. J’ai rencontré, moi aussi, ce que l’on nomme une perverse narcissique.

Je n’aime pas cette expression, car les gens ne sont pas pervers par choix, dans la très grande majorité des cas, ils le subissent eux-mêmes. Ils sont au centre d’un système de protection qui leur permet de faire face à la vie et ils n’ont pas les moyens d’en sortir, car, il est très difficile, pour eux, d’avoir un miroir honnête et réaliste de ce qu’ils font.

Bien souvent, celui qui pratique ce genre de relation n’arrive pas à lâcher prise (pouvoir), car son ego est en partie abîmé. Alors, en gardant le pouvoir, il est sûr que son ego et surtout son enfant intérieur ne seront pas touchés, puisque c’est l’autre qui est amoureux (risque). Il n’est pas concerné en profondeur par la relation, car ce serait trop dangereux pour lui (fragilité de l’enfant intérieur), du fait de son incapacité à être bousculé par l’altérité de l’autre. En fait, c’est une personne qui est dans l’incapacité d’aimer réellement.

Il lui faut garder les manettes, être sûr que tout est sous contrôle. Pour cela, il utilise la manipulation, la domination, la frustration, le rabaissement. La domination crée un lien toxique de dominateur/soumis. Le rabaissement crée une dépendance à la reconnaissance de l’autre. La frustration crée une dépendance sexuelle. Tous ces schémas relationnels enferment le développement de la relation. Il ne peut pas y avoir de rencontre avec l’autre, puisqu’il est sous contrôle, sous une cloche de verre. Or l’amour peut exister lorsque les deux personnes sont dans la sincérité, la confiance, le lâcher prise, l'accueil de l'autre.

La personne est spectateur d’une personne amoureuse. Cela n’a rien à voir avec l’amour (je donne, tu donnes et nous sommes égaux). Cette situation lui permet de consoler son enfant intérieur fragilisé et son ego abîmé. Cette relation de pouvoir (l’inverse de l’amour) lui permet de briller : je suis la plus belle, on m’admire, on me désire, je suis une princesse (sans prince).

Cela ressemble un peu à la relation du chanteur vedette qui est admiré par son fan-club... Mais, ce n’est pas de l’amour, c’est de la soumission de l’autre, de l’amour à sens unique, ce qui excitant sur le plan de l’ego qui est plein d’orgueil et pour la dopamine (la toute-puissance).

Il y a une vedette, et il y a celui qui est manipulé par la vedette. Comme il y a du froid et du chaud, celui qui est manipulé croit qu’il est dans une relation amoureuse... Le yoyo de ses sentiments (amour, haine, attirance, frustration, déception, récompense, attente) le berne quelque temps dans cette fausse histoire d’amour. Il est comme un chien-chien à qui on donne un sucre de temps en temps, pour qu’il reste bien sagement, dans la prison de la souffrance psychologique. Cette souffrance psychologique lui fait croire que c’est une histoire d’amour, alors que c’est une histoire de rapports de force.

Ce qui est dommage c’est que les gens (nombreux) qui sont dans cette situation (incapacité à aimer dans le lâcher prise et la confiance) meurtrissent les personnes avec qui elles ont des rapports amoureux. Et cela fout le bordel chez tous les autres. C’est un peu comme un mauvais virus, qui détruit la confiance entre les hommes et les femmes. Drôle d’époque... Où l’alterité n’a plus sa place.

Alors que faire ? Il faut que cette personne développe la capacité à avoir du plaisir dans de nombreux domaines. Et alors, comme l’enfant intérieur, l’animal et le créateur seront contents, la personne lâche un peu le contrôle, elle rentre dans le lâcher prise. Elle n’est plus menacée par un risque, dont il faut se protéger. Elle accède à la joie, elle accède à elle-même et peut même accéder à l’autre.

L’un des moyens d’obtenir la transformation, la transmutation est l’orgasme. Car l’orgasme permet de comprendre que le bonheur est à portée de main, et qu’il n’y a plus besoin de faire la guerre contre l’autre. L’autre est mon partenaire, mon complice.

Alors, le système naturel revient et les deux humains se donnent de l’orgasme. Il n’y a plus de domination, mais de la collaboration. Le pervers narcissique disparaît, l’égo abîmé disparaît, le sexe abîmé disparaît, il est enfin réconcilié avec son enfant intérieur, il est nettoyé, réparé par l’orgasme.

Pour obtenir l’orgasme, il faut deux choses essentielles : que celui qui reçoit soit dans le lâcher prise le plus complet (ouverture, accueil, confiance, absence de pouvoir) et que celui qui donne soit dans le don (douceur, écoute, lenteur, patience, empathie, chaleur).

Alors l’orgasme a lieu et l’enfant intérieur est réconcilié avec lui-même, réconcilié avec son propre sexe. Son sexe peut être reconnu, aimé, cajolé et avoir de grands plaisirs. La personne peut désormais, elle-même, donner à l’autre des orgasmes, puisqu’elle n’est plus en conflit avec son propre sexe. Le conflit a disparu, le sexe est réparé. La relation devient, alors, un moteur d'élévation des deux personnes, un cercle vertueux d'échange d'énergie positive.