Julien Roux

Mot-clé - livreJR

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 6 avril 2019

Publication de “Journal d'un Chercheur” de Julien Roux aux Éditions Progress

Comment construire le paradis sur Terre ici et maintenant ?

En lisant mon dernier livre ?

Journal d'un Chercheur

Imaginons que vous soyez membres d’une tribu d’Amazonie et qu’un jeune homme arrive dans votre tribu pour proposer d’ouvrir des mange-rapide, que l’on appelle souvent «fast-food». Dans ce cas, votre tribu se réunirait pour étudier la question et décider que ce genre de choses ne vous intéresse pas du tout et que votre tribu préfère manger les plantes gratuites que la nature met à la disposition des hommes, des animaux et des insectes.

Imaginons, désormais, que votre tribu d’Amazonie soit soudainement équipée de téléviseurs au sein de chacune des huttes de la tribu et qu’un jeune homme bien habillé vous propose dans cette lucarne magique de manger chez mange-rapide, car « c’est très très bon ». Au bout de quelques mois, la tribu acceptera l’implantation d’un mange-rapide, puisqu’on lui a expliqué, à longueur de journée, que c’était absolument génial. Plus tard, un individu dans la lucarne vous expliquera que les centrales nucléaires en Amazonie sont une idée mirifique. Alors, votre tribu acceptera cette idée fantastique, puisque quelqu’un vous a expliqué que c’était d’un raffinement suprême. Quelques mois plus tard, un type dans la lucarne vous expliquera que l’immigration massive est une formidable chance pour l’Amazonie et que rien ne peut être aussi fabuleux. Alors, votre tribu acceptera l’arrivée de dix millions de Chinois puisque le type dans la lucarne magique a dit qu’il ne faut manquer cette opportunité sous aucun prétexte…

Que c’est-il passé ? La parole de la tribu a été remplacée par la parole des hommes de la lucarne. L’autonomie, la culture, l’identité, les traditions, les savoirs de la tribu ont été détruits et remplacés par la propagande des hommes de la lucarne magique.

Nous sommes dans l’impossibilité de mesurer la profondeur de notre programmation mentale, notre masochisme, notre castration. Mais, après 15 ans dans la prison école qui peut réintroduire dans son quotidien la jouissance et la joie ? Personne bien sûr, ou très peu. Nous sommes depuis des siècles des esclaves soumis à un système politico-religieux. Comment se rendre compte de sa situation d’esclave lorsqu’on naît esclave et qu’on est entouré d’esclaves ? Un enfant en très bas âge a encore quelques traces de cet état de non esclave. Il veut jouir, rigoler, courir, faire du bruit, toucher les corps, sentir les odeurs, manger des bonnes choses.

Ce livre est le résultat de recherches, réalisées entre 2008 à 2018, sur le système de domination mondial des humains et les alternatives possibles. Les thèmes principalement abordés sont : la question du cancer et ses solutions, les différentes médecines alternatives, l’analyse de Wilhelm Reich sur le nazisme et son système sadomasochiste, la domination mondiale des principaux cartels (banque, pharmacie, pétrole, armement), les travaux de Hal et Sidra Stone sur les comportements humains, nos systèmes de croyances modernes, les bienfaits du soleil, les travaux de Matteo Tavera en matière de pollution électromagnétique, la propagande des films hollywoodiens, l’opposition de Georges Bernanos à la société des hommes robots, les découvertes de Louis Khune en matière de thermothérapie, les avantages de la vitamine C, les bienfaits incroyables de l'iode,etc.

On peut lire un extrait plus long : ici.
On peut l'acheter : ici.

Lavage des dents

Pour ceux qui auraient manqué les livres précédents :

“Les Aventures de la Vache rouge”, un livre de personnages poétiques en dessin (2011) :

On peut lire un extrait :
Ici
Acheter

Les Aventures de la Vache rouge

“Prague”, un voyage photographique dans la ville de Prague (2010) :

On peut lire un extrait :
Ici
Acheter

Prague

“La Fuite”, un roman initiatique sur l'amour (2004) :

On peut lire un extrait :
Ici
Acheter

La Fuite

“Séduisez-moi Benoît”, un essai sur les rapports hommes femmes (1993) :

On peut lire un extrait :
Ici
Acheter

Séduisez-moi Benoît

Bonne lecture :-))

vendredi 30 mai 2014

Les Champs et les Près de Pierre Joigneaux (1888)



Nous avons de l’or sous les pieds, le fumier, et nous le jetons par la fenêtre… Les Éditions Progress republient l'ouvrage "Les Champs et les Près” de Pierre Joigneaux. Dans ce livre, Pierre Joigneaux (1815-1892) explique, en détail, le rôle capital du fumier pour le cultivateur. La terre a, en effet, besoin d’être richement nourrie si l’on veut qu’elle soit productive. Pierre Joigneaux est l’homme qui réussit à faire voter, le 16 décembre 1873, une loi à l’Assemblée Nationale afin de transformer le Potager de Versailles en École nationale d’horticulture.

Pierre Joigneaux est très bien placé pour parler de ce sujet essentiel puisqu’il fût l’un des plus grands agronomes français du xixe siècle, ayant à son actif plus d’une dizaine d’ouvrages pratiques et des centaines d’articles dans la presse sur la question de l’agriculture.

Pierre Joigneaux était un homme épris de liberté qui dût fuir la France, du fait de son opposition au coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte. Persuadé que le savoir était la question centrale pour la promotion de la démocratie, il passa sa vie entière à transmettre le savoir des anciens aux paysans de son époque.

Si le mot démocratie, le pouvoir aux peuples, possède encore un sens et peut-être, pour les plus utopistes, un avenir, il est intéressant de se poser la question de la façon de pouvoir atteindre cet objectif. L’autonomie est, semble-t-il, une bonne façon de rompre les chaînes qui nous asservissent. En effet, nous sommes comme des pantins manipulés par des fils, des liens tenus par nos dirigeants. Ces liens de dépendance sont nombreux : chômage, maladie, logement, information, formation, déplacement, retraite. Pour que le pantin se libère de celui qui le manipule, il doit couper ses fils. Comme un enfant se sépare de ses parents grâce à son autonomie, l’humain se libérera de son père étatique par l’autonomie. Ce qui a manqué au peuple contre les rois, ou les industriels c’est l’autonomie. L’autonomie de penser, de manger, de se soigner, de s’éduquer, de se déplacer.

Dans une époque qui, grâce à la propagande, peut faire avaler n’importe quelle théorie fumeuse à la masse, même celle qui va à l’encontre de ses propres intérêts, l’autonomie est une urgence. Urgence, car nous disposons presque encore de la capacité à vivre en autonomie. Mais c’est de moins en moins le cas. Tout est fait pour détruire les capacités de l’humain à être indépendant du système techno-scientiste : radars automatiques, caméra de vidéo surveillance, puçage électronique, OGM, etc. Les prévisions pessimistes de Georges Orwell s’accomplissent devant nous. Il avait, en effet, bien compris que le totalitarisme nazi et soviétique était de très mauvais augure pour la suite du développement de l’humanité. Car désormais la technologie pouvait s’emparer des cerveaux humains de manière radicale (radio, télévision, ordinateur). Et le mot liberté semble devoir devenir une abstraction totalement étrangère à l’humain. De quelle liberté peut disposer un robot programmé par l’école, la télévision et l’usine ? Nous pouvons bien sûr accepter un monde sans liberté, comme une sorte de fatalité qui se serait abattue sur nous. D’ailleurs un monde sans liberté peut être aussi un choix pour l’humanité, le choix de l’impasse. Mais c’est finalement le choix de ne pas vivre. De vivre en réalité une vie de mort-vivant. Car ce qui fait notre spécificité d’humain c’est sans doute cette capacité de choisir. Un humain peut décider de s’habiller en clown ou de boire un whisky. Un chat, malgré ses très nombreuses qualités, ne peut pas faire ce genre de chose. Nous priver de cette capacité de choix, serait donc une manière de rétrograder à la position de l’animal. Mais en réalité, nous serions beaucoup plus bas que l’animal, puisque nous avons aussi perdu la capacité à vivre sans argent, sans médecin, sans prison et sans police.

Développer l’autonomie humaine est donc un pari sur l’avenir. Un arbuste que l’on plante, afin d’en récolter bientôt les fruits. On nous a volé notre autonomie intellectuelle, et nous ne savons plus penser par nous-mêmes, nous en avons perdu l’habitude et la manière de faire. Pour penser par nous-mêmes, il nous faut faire des expériences, essayer des choses, afin de comprendre la réalité de notre environnement, afin de découvrir par nous-même, de fabriquer notre propre science; une science au service des humains et non aux services des monopoles industriels.

Cette science naît de l’observation du vivant. Le vivant est notre environnement naturel : plantes, animaux, ciel, planètes. Notre environnement naturel n’est pas constitué de béton, d’usine, de métro et de building. En nous séparant de la nature, nous avons perdu sa compréhension. Nous ne sommes capables de raisonner que sur la matière morte et technologique : ordinateur, usine, plastique, bitume. Nous avons cru que ce projet technologique allait rendre l’homme heureux, alors qu’il l’a simplement rendu dépendant et prisonnier de la technologie et des capitaines d’industrie, mais en aucun cas heureux. Pour retrouver notre indépendance, il nous faut sortir de la matrice et nous coltiner avec la réalité de notre environnement naturel. « Cette plante a-t-elle besoin de beaucoup de soleil ? » est une question beaucoup plus fondamentale que « ce système d’exploitation informatique sera-t-il plus performant ? »

Qu’est-ce qu’un système d’exploitation informatique ? Le nom le dit clairement : un système pour exploiter, un système de racket des clients tous les trois ans en les obligeant à renouveler leurs ordinateurs pour pouvoir communiquer avec d’autres humains. Ceci n’a rien à voir avec le souhait de l’humanité de se libérer, afin d’évoluer vers une vie plus libre et plus riche. Ceci n’a rien à voir avec le progrès humain, mais avec le progrès technologique. Mais alors la question se pose : qu’est-ce que le progrès humain ? Ne jamais, ou presque, connaître la maladie, serait sans doute un progrès immense pour l’humanité. Cela voudrait dire ne rien dépenser pour sa santé, c’est-à-dire ne pas dépenser sa précieuse sueur pour faire face à la maladie. Un humain en bonne santé, sans médecins, comme le fait l’animal depuis des millénaires est un animal qui s’est reconnecté au vivant, à son environnement naturel, afin de mieux comprendre son extrême simplicité et en même temps l’impossibilité de pouvoir comprendre réellement ses mystères.

Car le vivant nous dépasse, nous sommes incapables de le mettre en boîte pour en reproduire l’exacte réalité. Le vivant est constitué de visible et d’invisible, et nous avons oublié que cette partie invisible nous dépasse totalement.

Un scientifique honnête est un scientifique humble, car son intelligence lui permet seulement de comprendre quelques réalités physiques. Mais la plupart des scientifiques officiels ne sont en aucun cas des gens humbles, mais des perroquets bien payés pour répéter ce que souhaitent nos dirigeants. Un scientifique qui recherche les moyens de libérer l’humanité n’a bien sûr, on s’en doute, aucune chance de faire une quelconque carrière.

C’est pourquoi cet ouvrage réédité par les Éditions Progress est un ouvrage qui permet l’autonomie agricole, grâce à la question centrale du fumier. On ne disait pas autrefois pour rien : « riche comme son tas de fumier. »

Extraits du livre :

« Les sols trop argileux, trop calcaires, trop siliceux et trop marécageux ne conviennent pas à la culture. Le plus habile de vous autres ne gagnerait pas, à les cultiver, de l’eau à boire. Terre trop argileuse n’est bonne qu’à fabriquer des pots, des briques, des tuiles, qu’à servir de terre à foulon et à faire des aires de grange. Terre trop calcaire n’est bonne qu’à rendre un pays triste et nu, comme l’est, en France, la Champagne pouilleuse, et, en Belgique, certaines crêtes des montagnes de la Famenne. Terre trop siliceuse n’est bonne qu’à sabler les allées ou à aveugler les gens, quand soufflent les rafales. Terre trop marécageuse n’est bonne qu’à fournir de la tourbe pour chauffer les pauvres gens, donner des cendres pour engrais et occasionner des maladies.

Ce n’est que mariées les unes avec les autres, calcaire avec argile, argile avec calcaire, silice avec terreau, terreau avec silice ; ce n’est qu’en ôtant de l’eau d’où il y en a trop, en amenant de l’eau où il n’y en a pas assez, qu’on obtient des sols cultivables et de bon rapport.

Tantôt, c’est l’argile qui domine ; tantôt, c’est le calcaire ; tantôt, c’est la silice. Voilà ce qui varie la qualité de nos terres ici comme partout. Aux bons vins et aux bons fruits, les sols où le calcaire domine ; aux bons froments, les sols où l’argile a le dessus ; aux bons colzas et, aux bonnes navettes, aux belles racines et aux belles avoines, les sols où la silice ne manque pas.

Un sol riche pour un vigneron est souvent pauvre pour un fermier ; un sol riche pour un fermier est souvent pauvre pour un vigneron. Essayez donc de faire pousser de superbes céréales où poussent les délicieux raisins de Chambertin, de Corton, du Clos de Vougeot, de Beaune, de Pommard et de Volnay, et vous m’en donnerez des nouvelles. Ce sont les variétés de terrains qui font les variétés de produits. Tel qui ne convient pas à certaine plante convient merveilleusement à certaine autre. À mon avis, il n’y a véritablement de sol pauvre que celui qui n’a pas de profondeur. Rivière profonde porte bateau, terre profonde porte récoltes.

À présent que nous avons dit des sols ce que nous avions à en dire, parlons, si vous le voulez bien, de ce qui est dessous, à savoir des sous-sols.

Ne vous fiez pas aux apparences, elles sont quelquefois trompeuses. N’achetez pas une maison qui vous paraît belle et solide, sans savoir ce que valent les fondations. N’achetez pas non plus une terre qui paye de mine et paraît bonne en dessus, sans savoir approchant ce que vaut le dessous. Le sous-sol est comme qui dirait le lit sur lequel est couchée la terre labourable. Tantôt c’est un lit d’argile, tantôt de rochers, tantôt de petits cailloux, ou bien encore de sable siliceux mouvant, ou de sable calcaire dur comme la pierre ou facile à entamer, ou bien, enfin, c’est un lit de marne calcaire. Un sous-sol d’argile convient beaucoup à une terre sèche et brûlante, parce que, ne laissant point passer facilement l’eau qui lui arrive, il communique de sa fraîcheur aux racines des végétaux. Mais si ces racines tendent à pivoter à une grande profondeur, le sous-sol en question les arrête dans leur croissance, et les végétaux languissent et meurent. Les poiriers, la luzerne et la vigne, par exemple, ne s’accommodent pas d’un sous-sol argileux, parce qu’il est trop résistant, trop humide et qu’il manque d’air. C’est afin de lui en donner, qu’on recommande de le remuer profondément avec les charrues-taupes ou fouilleuses.

Les sous-sols de rochers, de cailloux et de sable dur gênent aussi beaucoup la croissance des racines pivotantes. Ils ont l’inconvénient d’appartenir à des terrains brûlants, pour la plupart, et de ne point garder l’eau des pluies. Une pente de rien, une déchirure, un trou, une fente, et l’eau s’en va, et l’eau s’y jette pour descendre je ne sais où. Cependant, dans les terres légères des climats humides, les sous-sols pierreux ont des avantages marqués. Ils forment un drainage naturel qui assainit et aère le terrain.

Un sous-sol de sable divisé ne retient pas l’eau non plus. Ce sous-sol est par conséquent plus avantageux aux terrains argileux qu’aux terrains calcaires. Avec des inondations d’eau boueuse qui dépose du limon, on peut espérer de donner de la consistance à ce sous-sol. Oui ; mais cela n’est pas toujours faisable.

Enfin, un sous-sol de marne calcaire, c’est-à-dire un sous-sol formé d’un peu d’argile et de beaucoup de calcaire, est une véritable fortune pour les cultivateurs de terrains argileux et siliceux. Je vous dirai plus tard pourquoi.

Il y a des signes auxquels on reconnaît l’existence d’un sous-sol de marne calcaire. C’est, par exemple, quand il pousse dans les champs du yèble et des ronces traînantes. Vous connaissez les ronces, bien sûr, mais vous ne connaissez peut-être pas ce que l’on nomme yèble. C’est ce sureau des champs qui donne des fleurs blanches et des fruits noirs, comme le sureau de nos jardins et de nos haies.

Depuis longtemps, le yèble passe pour indiquer une bonne nature de terre, et, à ce sujet, il faut, mes amis, que je vous redise un conte vieux comme les rues et qui ne me semble pas avoir été inventé pour rien. »

Pour acheter le livre :
“Les Champs et les Prés”

Auteur : Pierre Joigneaux
Éditeur : Éditions Progress
Nombre de pages : 160
Première édition : 1888
Date de la présente édition : 10/06/2014
Sujet : agriculture, permaculture

samedi 5 février 2011

“Les Aventures de la Vache Rouge” de Julien Roux (2011)



Publication de mon cinquième ouvrage : “Les Aventures de la Vache rouge”.

Pour télécharger des extraits :
Extraits du livre

Pour acheter le livre :
Diffuseur en ligne



mercredi 1 décembre 2010

“Prague” de Julien Roux (2010)



Parution, aujourd'hui de mon quatrième ouvrage “Prague”.

Pour avoir un aperçu de celui-ci :
Extraits du livre

Pour acheter le livre :
Diffuseur en ligne